Seigneurie de Maizières et Vicomté de Vignory

Résidence de Hersent
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 L'infection et l'amputation

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
hersent
Admin
avatar

Messages : 2167
Date d'inscription : 04/07/2011

MessageSujet: L'infection et l'amputation   Jeu 10 Nov - 22:51

Citation :
Nous allons commencer par le commencement, à savoir, l'infection, nommée suppuration! Voici une reproduction d'un campement de fortune.


Citation :

(Au lieu de ce terme inconnu de nos glorieux prédécesseurs : l'infection) Nous utiliserons plus volontiers la notion de suppuration qui amena une fois de plus de fortes controverses durant de nombreux siècles.
Les chirurgiens, comme leurs prédécesseurs Grecs et Romains ont remarqué qu'une petite blessure laissée sans soin passait forcément par une phase d'inflammation et de suppuration.

Aussi dans leur esprit, cela faisait-il partie de la phase de cicatrisation.
Afin de favoriser cette suppuration, on utilise des pommades caustiques ou d'encens (résine + souffre + laurier + scrotum de rongeurs).

Définition du scrotum
Désigne la peau qui pend à la base de la verge et qui rassemble dans un même "sac" les bourses et les testicules. Elastique, pigmentée, plissée, parsemée de poils, extrêmement sensible, cette enveloppe a une morphologie très variée d'un sujet à l'autre. Il est banal d'observer que le côté gauche pendouille plus que le droit. Le froid, la frousse, ou les fariboles, contractent la fine couche musculaire qui la tapisse intérieurement (le "dartos"), donnant l'impression d'une diminution transitoire de volume qui inquiète les novices.

Ces pratiques, issues des textes de Gallien et Hippocrate seront érigées en dogme par l'Église.
Néanmoins périodiquement, des voix s'élèveront pour les remettre en cause. Ainsi, en 1267, un dénommé Théodoric publie un ouvrage intitulé Chirurgia dans lequel il affirme : « il n'est pas nécessaire comme Roger et Roland l'ont écrit, et comme le soutiennent les chirurgiens jusqu'à présent que le pus se constitue dans les blessures.
Aucune erreur n'est plus grande ! Un tel procédé est contre-nature, prolonge la maladie et retarde la cicatrisation de la blessure. »

Henri de Mondeville (né en 1260) disciple de Théodoric et chirurgien de Philippe le bel a étudié à Paris, Montpellier et Bologne. Il est l'auteur d'une oeuvre révolutionnaire, critique et innovatrice, la Cyrurgia, le premier grand livre sur le sujet en France. Il distingue trois sectes de chirurgiens en fonction de leurs méthodes de traitement des blessures :

* l'Ecole de Salerne qui interdit l'usage interne et externe du vin mais conseille de sonder les blessures et de les recouvrir ou de les combler avec des onguents destinés à provoquer l'aposte.

* À l'inverse les disciples de Théodoric préconisent l'utilisation de vin chaud (agent dessèchant) pour nettoyer les plaies récentes et propres ainsi que de compresses imbibées de vin. Les plaies propres sont suturées avec des cheveux ou du crin, des mondicatifs telle la fleur de cuivre ou l'arsenic peuvent être utilisés pour éviter l'apparition du pus.

* Enfin, l'école intermédiaire pour qui les onguents ne sont pas systématiquement employés.

Dans le cas de blessures comportant de graves mortifications des tissus, Henri de Mondeville préconise de détacher et d'expulser les parties non viables et de favoriser la régénération en partant du fond de la plaie maintenue ouverte par des mèches et des onguents.

Il s'efforce de réduire le fossé entre médecins et chirurgiens.

Il affirme que les chirurgiens, bien que traités de petits opérateurs manuels par les médecins, sont selon lui supérieurs à eux car à ses yeux la médecine n'est rien sans la chirurgie.
Pour lui, le meilleur praticien est celui qui se réclame des deux disciplines.
Malheureusement, le ton polémique de son oeuvre heurta le monde médical qui y resta fermé. Elle fut éclipsée par celle de Guy de Chauliac au XIVe siècle, Cirurgia magna (1363) !

Ce fervent disciple de Gallien rejeta les théories pourtant pertinentes de Théodoric et Henri de Mondeville et conseilla le recours à la suppuration quasi-systématique des plaies.
La renommée de son oeuvre est liée à ses travaux sur les techniques chirurgicales et les fractures mais surtout à ses découvertes sur la peste.

Il parvient à différencier la peste pneumonique de la peste bubonique en 1348 au prix de très gros risques. Même s'il est partisan de la suppuration louable ce dernier utilisera parfois des cataplasmes à l'eau de vie (pansement alcoolisé) ou à l'eau salée.

En 1370, l'anglais John Ardenne prône également d'éviter la phase de suppuration et de limiter autant que faire se peut l'utilisation de bandages qui dans tous les cas ne doivent pas irriter le patient.

Nous allons parler des blessures causées par les balles.


Les plaies provoquées par les épées, les dagues, les lances, les hallebardes, les flèches et les haches étaient effroyables mais relativement nettes.
À l'inverse, les plaies par balles et par mitrailles provoquent des plaies très profondes avec un délabrement tissulaire conséquent et une fâcheuse tendance à l'infection et à l'inflammation.

Elles provoquent des fièvres et emportent les blessés y compris dans les cas de blessures présumées non-mortelles.
Très vite une rumeur compréhensible selon laquelle ces plaies sont empoisonnées va se répandre.

Mais empoisonnées par quoi ? La balle, la poudre ou l'air ? Dès lors le but du traitement sera d'extraire le poison.
Mais comment faire sur des plaies profondes ?

Un médecin recommande l'introduction de lard dans les plaies pour absorber le poison et de thériaque (panacée comportant une soixantaine d'ingrédients dont de la chair de vipère) pour l'extraire. Jean de Vigo fut à l'origine d'une funeste pratique : de la charpie trempée dans de l'huile de sureau bouillante mélangée à un peu de thériaque est introduite dans la plaie. Le but après extraction de la balle était de détruire le poison.

Spoiler:
 

Les premières armes à feu apparurent en France au cours de la deuxième moitié du Moyen Âge, vraisemblablement au XIIIe siècle, où l'on trouvait les premières mentions de ce type d'arme.

Les premiers essais d'arme à feu concernaient surtout des engins d'artillerie, les armes portables se révélant, tout d'abord problématiques à mettre en œuvre, et moins efficaces que les armes de jet traditionnelles, comme l'arc et l'arbalète.

De plus, cette arme était considérée par l'Église comme une arme déloyale, ce qui limita considérablement son développement. En effet, l'arquebuse ou autre arme à feu pouvait tuer le meilleur chevalier ou le plus grand seigneur à distance (lâcheté). Cependant, l’avantage de l’escopette comme arme prête au tir combinée à son faible coût (de 3 livres d’après des comptes anglais de 1366 contre 66 pour une arbalète) lui donna un usage dans le siège, puis, en campagne, les munitions étant bien plus faciles à fabriquer lorsque le besoin s'en faisait sentir que les flèches ou carreaux. L'arquebuse, puis le mousquet ont néanmoins précédé l'escopette.

Nous allons continuer par les blessures par flèches.


Les blessures par flèches
Avant l'apparition des armes à feu, les blessures par flèches préoccupent déjà les chirurgiens depuis l'antiquité (Celse). Au XIIIe siècle, Guillaume de Salicet (pour ne citer que lui) y consacre 22 chapitres sur les 26 de son livre ! La diversité des flèches est à la hauteur de l'ingéniosité des praticiens pour les extraire !

Le Byzantin Paul d'Egine (625-690) utilise des repoussoirs pour évacuer les flèches profondément enfoncées. Prenons l'exemple d'une flèche profondément enfoncée dans le bras : le praticien essaie de tirer sur la hampe pour la dégager, mais la plupart du temps seule la hampe, simplement emboîtée, peut être extraite. Le praticien sonde alors la blessure, s'il s'avère que le fer est prêt à sortir du côté opposé, il utilise l'impulsoir. En passant par le trou laissé par la pointe, il vient loger son instrument dans la douille de la flèche et la pousse en avant. Quand cette dernière pointe de l'autre côté, les chairs se déforment, le praticien pratique alors une coupure en croix pour limiter la déchirure des tissus et une dernière impulsion lui permet d'extraire la flèche.

Si le fer dépasse, on utilise des pinces dites à bec d'oiseau pour s'en saisir, mais comme le disait le grand Aboulcassis au XIe siècle : « si elle ne répond pas aussitôt à la traction sur elle, laissez-là en place pendant quelques jours jusqu'à la suppuration des tissus environnants, alors la traction et son ablation seront faciles ». Certains activent le ramollissement des tissus en utilisant une lotion à base d'huile rosat, de jaune d'oeuf et de safran. Pour faciliter l'extraction il est conseillé d'effectuer un mouvement de torsion de la main en tous sens avec la pince.

Si la flèche est profondément enfouie mais pas au point d'utiliser l'impulsoir et encore moins la pince, il n'y a plus qu'une solution : inciser autour de la plaie. Aboulcassis précise « seulement s'il n'y a pas d'os, de nerf ou de vaisseaux sanguins dans le voisinage ». Dès que l'ouverture est assez grande, on utilise la pince pour extraire le fer. Parfois le patient garde le fer fiché dans sa chair tel Guillebert de Lannoy en 1412 : « je fus blessé à la cuisse par un vireton (carreau d'arbalète) et j'ai gardé la pointe dans la cuisse pendant plus de neuf mois ». Au XIe siècle, Aboulcassis parle déjà de cas similaires, de blessures qui cicatrisent par-dessus le fer, qui parfois se rappelle à son malheureux propriétaire après quelque temps. Dans ce cas, il faut inciser ou utiliser des pommades caustiques pour le dégager avant de l'extraire. Une fois le fer extrait, on traite la blessure comme les blessures classiques mais la profondeur des plaies, les fragments de tissus emportés par la pointe souvent rouillée et souillée de terre ou autre, ont une fâcheuse tendance à causer des complications.

Comme tous les blessés le patient est soumis à la saignée, au lavement (clystère), et à la diète pendant deux semaines.

je vais vous montrer des blessures mais très importantes car après nous allons étudier l'amputation .

Revenir en haut Aller en bas
http://domainedemaizieres.forumgratuit.org
hersent
Admin
avatar

Messages : 2167
Date d'inscription : 04/07/2011

MessageSujet: Re: L'infection et l'amputation   Jeu 10 Nov - 22:53

Citation :
Nous passons maintenant à l'amputation.

Citation :
Dans le cas d'entailles profondes ou de plaies avec la « pourriture fatale des tissus » au niveau des membres supérieurs ou inférieurs, le chirurgien est dans l'obligation d'amputer soit dans l'articulation comme le préconise Aboulcassis de Cordoue soit en dehors comme le préconise Henri de Mondeville.

Le choix est difficile lorsqu'il y a pourriture fatale, car il est préférable de couper bien plus haut que la zone atteinte, donc parfois à l'articulation, parfois plus haut. Dans le cas de plaies très profondes ayant touché les os, il faut couper juste au dessus et essayer de sauver l'articulation. L'opération se déroule « simplement ». Le patient est solidement maîtrisé par des attaches de cuir et endormi. On place un garrot au-dessus de la future découpe. On coupe les chairs avec un couteau à amputer. Sous l'action des muscles, les chairs vont avoir tendance à s'écarter. Pour stopper l'hémorragie, dans la plupart des cas on cautérise au fer rouge.

Certains utilisent l'arsenic ou les aluns de roche comme hémostatiques, d'autres comme le Strasbourgeois Hieronymus Brunschwig ligaturent les vaisseaux au lieu d'utiliser le cautère. Néanmoins, cette technique semble avoir été peu utilisée, car il ne faut pas suturer ensemble vaisseaux, peau et muscles. Je préconise la ligature des vaisseaux une à un. Une fois cette opération terminée, on coupe l'os à la scie.

Les esquilles d'os sont éliminées avec une paire de forces. À noter, la pratique de Hans von Gerssdorf, Stadtscherer (barbier de la ville) de Strasbourg. Ce dernier taille un lambeau de chair qui recouvrira la surface sectionnée en permettant la formation d'un beau moignon. Cette technique étant très récente, les controverses sont nombreuses.

Je suis comme toujours du côté de la victime et lorsque l'on se met à sa place, inutile de dire qu'il apprécient le travail propre et soigné qui va lui permettre une vie moins rude s'il en réchappe! En sauvant les articulations on peut permettre à un homme de remarcher sur un support en bois maintenue par des liens de cuirs jusqu'à la taille, ou de se servir de son reste d'avant bras pour maintenir en place des objets.



Comme vous le voyez une amputation ne se fait jamais avec un seul barbier! Il faut coopérer les uns avec les autres sur le même blessé pour faire cela rapidement et sûrement.

Pour les maux de tête dont nous avons parlé, l'eau de mélisse est un bon moyen de des les calmer. Indispensable dans votre trousse car elle apporte aussi un regain de vitalité et en campagne cela peut servir et permet de diminuer les troubles de l'insomnie qui malheureusement perturbent parfois les soldats ayant vécu des horribles choses.


Je reviens sur le sujet de l'anesthésie, car j'ai été agréablement surprise des différents moyens qui existaient.


Il y a eu de nombreuses façons d'anesthésier les malades tout au long des siècles mais malheureusement, les médecins tâtonnaient et les anesthésies étaient plutôt aléatoires. La chirurgie reposait essentiellement sur les attaches et quelques assistants musclés pour tenir le patient. Cela permettait néanmoins de rendre les interventions chirurgicales et les soins de plaie plus acceptable.

Je n'ai pas trouvé les quantités pourtant on sait que les plantes comme la Mandragore, la Jusquiame, l'opium sont mortelles donc je pense que beaucoup de malades ne devaient pas survivre soit à cause des blessures ou des maladies mais aussi à cause des anesthésies. Les éponges aussi étaient très dangereuses.


Spoiler:
 

Voici un récapitulatif pour une amputation :




Teia attrape ses instruments et dépose devant elle, une scie, des couteaux droits, une petite hache et un garrot, des aiguilles courbes et du fil de crin.

Voila ce dont vous vous servirez essentiellement.

Citation :
L'amputation consiste à enlever un membre ou une partie de membre : doigt, main, bras, ou orteil, pied, jambe.
Dans quel cas pratique t on cette opération?
Les fractures compliquées, l écrasement des membres, la suppuration trop abondante, la gangrène, une plaie avec perte de substance, comme celles que font les boulets par exemple, la séparation en partie ou complète d un membre.
Il faut décider rapidement de l amputation au vu des blessures et des plaies, il en va parfois de la vie du malade.

Voici la manière de procéder :

On pratique l amputation sur un endroit sain, bien au delà des limites du mal.
Compter une bonne largeur de main au dessus.
D abord poser un garrot assez haut pour éviter l afflux de sang.
Ensuite, trancher la peau et les muscles, puis couper les chairs adhérentes a l os, et sectionner l os.
Ligaturer les vaisseaux convenablement.

La manière d exécuter l'opération est fort importante.
Il faut couper les chairs circulairement, à des hauteurs de plus en plus grandes, jusqu'à ce que celles ci voisinent l os.
Scier l os, lier les vaisseaux, et recouvrir l os avec les chairs que l on coud par dessus.
Retirer le garrot.

Il faut ensuite protéger le moignon de l infection en le recouvrant d un cataplasme en alternant miel et moutarde .
Refaire le pansement régulièrement, pour surveiller si il n y a pas infection.
Deux fois par jour pendant 3 jours, puis une fois par jour ...ensuite tout les deux jours etc...

on pouvait aussi cautériser avec un fer rouge est ce bien ou pas, ce sera à vous de voir.
Teia va chercher dans l armoire quelques longues tiges en fer et d autre en bois au bout métallique, qu'elle dépose sur la table.

La cautérisation permet d’arrêter les saignements et d’endiguer les infections des plaies.
Pour se faire ,voici ce que l on appelle des cautères que l on fait chauffer fortement avant de l appliquer sur la plaie.



Comme vous le voyez il y en a de plusieurs sortes.
Le dessin du fer en embout varie en fonction de l’endroit où il devra être appliqué : il pouvait être en forme de vésicule, de lame ou pointu , ce sera à vous de juger et d utiliser la cautère qu'il faut.
Revenir en haut Aller en bas
http://domainedemaizieres.forumgratuit.org
hersent
Admin
avatar

Messages : 2167
Date d'inscription : 04/07/2011

MessageSujet: Re: L'infection et l'amputation   Jeu 10 Nov - 23:05

Citation :
« Teia, j’ai une question. Est-ce qu’il y a d’autres causes, autres que les blessures de guerres, pour pratiquer l’amputation ? »

=>
Citation :
Bien sûr Legolas qu'il y a malheureusement d'autres blessures par exemple :

- Un homme bien portant d' âge moyen tomba devant un chariot chargé de charbon de terre ; deux roues lui passèrent sur une jambe. La fracture de l'os du tibia et du péroné et l'hémorragie de l'artère du tibia obligèrent les chirurgiens à lui couper la jambe sous le genou.

- Un marin qui était en mer reçu une balle dans la jambe. Celle-ci traversa le tibia et le péroné et ressortit mais comme l'homme est resté quinze jours en mer, lorsqu'il arriva au port sa jambe était tuméfié, il y avait du liquide nauséabond qui sortait de la blessure, le pied était froid, la circulation ne se faisait pas, il a fallut l'amputer de la jambe.

- Il existe aussi une affection des vaisseaux sanguins des bras et/ou des jambes. Elle se caractérise par l’inflammation de certains vaisseaux qui se bouchent, empêchant la circulation normale du sang dans les extrémités (pieds et mains). Les symptômes qui en résultent sont un engourdissement et des douleurs vives dans la zone atteinte, accompagnés de l’apparition de plaies qui s’infectent. Ces plaies vont se gangréner et ont devra amputer le membre ou le morceau ('doigts, orteils suivant l'infection).

Spoiler:
 

Tu vois Legolas qu'il n'y a pas que les soldats qui étaient amputés et ceux ne sont que quelques exemples.[/b]

Citation :
Professeur, ma question va peut être vous paraître idiote mais où se procure t on ces instruments. Chez un forgeron ou un y a t il un artisan spécialisé pour cela ?

=>
Citation :
Non Leanore, on ne fait pas faire nos instruments chez un forgeron mais .....chez un coutelier.
Les couteliers capable de faire les instruments avaient des enseignes tout à fait parlantes comme celle que je vous montre.





Spoiler:
 

Citation :
"Professeur, je ne comprend pas bien. Nous devons découper les chairs de manière à conserver une certaine "longueur" pour recouvrir l'os ensuite ?
Dans ce cas, si j'ai bien compris après avoir couper l'os le plus proprement possible, nous devons ligaturer les vaisseaux, puis recoudre les muscles puis la peaux de manière à faire une protection à l'os ... permettre la conception du mognon. Mais dans quelle cas allons nous utiliser les cautères ?"

=>
Citation :
La cautérisation permet d’arrêter les saignements et d’endiguer les infections des plaies donc tu t'en sers pour arrêter le saignement des vaisseaux.

Effectivement,cil y a aussi dans le cas de gelures très profondes ou nous sommes obligés d'amputer.

Citation :
"Si j'ai bien compris, ligaturer ou cautériser les vaisseaux, ça revient au même finalement puisque ça sert à arrêter l'hémorragie. Et une question. Comment on procède pour ligaturer les vaisseaux ? Ce que je veux dire par-là, avec quoi on les ligature ?"[/color]

Spoiler:
 
[/quote]

=>
Citation :

Non Legolas, ce n'est pas la même chose même si c'est pour la même terminaison.

La cautérisation brulent les veines alors que la ligature serrent les veines. Les deux servent bien à arrêter l'écoulement de sang mais je suis d'accord avec Leanore sur le fait que je préfère aussi la cautérisation car bien faite, elle ne laisse plus passer le sang tandis que la ligature, j'aurais peur que le fil bouge ou se dénoue.


Pour ligaturer en chirurgie puisque vous allez sortir tous avec vos diplômes, on prend du fil de soie :
1. (Chirurgie) Nœud de fil, de soie, etc., avec lequel on serre un vaisseau pour prévenir ou arrêter l’écoulement du sang.
* Ligature provisoire d’un segment d’artère au-dessus d’une blessure.
* Ligature chirurgicale de vaisseaux au cours d’une opération.
Citation :
Je suppose qu'une des deux techniques est plus rapide, je dirai la cautérisation. Je pense qu'elle est plus efficace surtout pour les grosses hémorragies. Pour les ligatures, y a t il aussi différentes techniques comme pour les sutures ?

=>
Citation :
non il n'y a pas plusieurs techniques de ligatures. Voici un croquis, vous pouvez- voir que l'on passe le fil puis on le noue.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://domainedemaizieres.forumgratuit.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'infection et l'amputation   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'infection et l'amputation
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» deck infection defausee
» [GZDOOM] Town Infection
» "Kult Genestealer" Ork
» quelqu'un a construit le b2 d&b???
» éduque moi ho maitre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Seigneurie de Maizières et Vicomté de Vignory  :: Cours de médecine Belrupt 3ème année-
Sauter vers: